24 mars 2014

Le tableau blanc interactif... LA solution ?

En 2014, nous sommes à une ère où les technologies sont de plus en plus présentes au quotidien. Par contre, bien que les nouvelles générations soient très à l’aise quant à son utilisation, c’est loin d’être le cas de tout le monde. On peut donc dire que les opinions sur l’utilisation des TIC en milieu éducatif diffèrent énormément.
www.recitus.qc.ca
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Et cela ne fait pas exception pour l’emploi des tableaux numériques interactifs (TNI), anciennement appelé tableau blanc interactif (TBI) dans les classes. En effet, on peut voir les impacts de cette divergence d’opinions rapidement dans les écoles. Ainsi certains enseignants ne font que vanter l’utilisation des TNI, spécialement pour l’apprentissage des élèves. Au contraire, d’autres enseignants ont une opinion complètement opposée, c’est-à-dire qu’ils ne voient pas son utilité ni aucun avantage à utiliser un TNI. En faisant quelques recherches, j’ai été surprise de constater que son utilisation était aussi controversée. Par contre, ce qui m’a le plus surprise, c’est de prendre que les enseignants disant que le TNI n’avait que peu davantage sur la réussite avaient quand même raison. En effet, la Chaire de recherche du Canada conclut que « peu [...] d'études sérieuses permettent de montrer un quelconque impact des TBI sur la réussite scolaire » (Chouinard, 2012). On peut donc réaliser que le projet du gouvernement visant à implanter des TNI dans toutes les écoles du Québec ne mènera pas nécessairement à une meilleure réussite des élèves.

Personnellement, j’ai eu la chance, lors de mon dernier stage, d’avoir un tableau numérique interactif dans la classe. Pour mon enseignante associée, c’était la première année qu’elle travaillait avec cet outil, elle n’était donc pas familière avec son utilisation. Malgré une promesse de formation et de soutien à l’utilisation, elle n’avait toujours pas eu d’aide lorsque j’ai débuté mon stage au mois d’octobre. Comme le TNI présente plusieurs avantages dans l’enseignement à des élèves ayant une dysphasie, elle a investi de son temps personnel pour apprendre à l’utiliser et à l’exploiter. Bien que j’aie moi-même consacré plusieurs heures à explorer cet outil, je crois que l’enseignant ne devrait être obligé d’investir autant de temps personnel pour comprendre le TNI. Selon moi, le TNI est un outil qui va devenir en un clin d’œil indispensable dans nos écoles. Par contre, je crois qu’il a été introduit trop rapidement dans les écoles. Les enseignants manquent de temps pour « apprivoiser » le TNI, « ils ont une journée de formation et [...] le lendemain, ils se retrouvent devant une classe de 30 élèves » (Gervais, 2013).

J’aimerais terminer mon billet par un passage de l’article de Mme Gervais où M. Karsenti (président de la Chaire de recherche du Canada) rapporte les propos d’un élève :
« le tableau blanc ne bénéficie pas non plus d’une grande crédibilité auprès des jeunes. “Un élève nous a fait le commentaire que pour lui, c’était un outil de l’ancien temps, raconte M. Karsenti. C’est bien mieux que le tableau vert, mais il y a place à l’amélioration.” (Gervais, 2013).

J’inclus aussi une référence sur l’utilisation du TNI et de ses impacts. Malgré que le site provienne de la France, il apporte beaucoup d’outils pour connaitre un peu mieux le tableau numérique interactif. Voici le lien : http://www.tableauxinteractifs.fr


Références :
Chouinard, T. (2012). Tableaux blancs interactifs : Québec suspend le programme. Lapresse.ca. Repéré à http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/201211/18/01-4595166-tableaux-blancs-interactifs-quebec-suspend-le-programme.php

Gervais, L.-M. (2013). Bilan noir pour le tableau blanc dans les écoles. LeDevoir. Repéré à http://www.ledevoir.com/societe/education/385701/bilan-noir-pour-le-tableau-blanc-dans-les-ecoles

Tableauxinteractifs.fr. (s.d.). Apports péfagogiques du TBI. Repéré à : http://www.tableauxinteractifs.fr/le-tbi/interets-pedagogiques/apports/